En japonais, fun signifie excrément.
Le mot nyo désigne l'urine.
Et shumi désigne le goût, l'attrait, l'attirance pour quelque chose.
Les adeptes du fun nyo shumi sont donc des personnes qui aiment bien...comment dire ça d'une manière poétique ...qu'on leur pisse à la gueule et qu'on leur chie dans la bouche ( désolée, pour la manière poétique, c'est loupé).
Un peu d'histoireLes magazines et les films uro-scatologiques marchent très bien au Japon, peut-être à cause d'une fascination ancienne pour ce qui est sale ?!
Déjà en 935, le moine Genshin nous décrit avec précision tout un tas de scènes scatologiques, dans son ouvrage intitulé « Le Livre des Enfers » ( Ojoyoshu ).
On y retrouve les gakis, les esprits des gens qui n'ont pas eu d'offrandes funèbres après leur mort et qui, selon la mythologie japonaise, s'incarnent sous la forme de démons perpétuellement affamés de pourriture et d'excréments.
Au Musée National de Kyoto, il est possible d'admirer le Gaki Zoshi, un rouleau de peinture du 13ème siècle, qui représente tout un tas de démons au ventre gonflé et aux membres squelettiques qui rampent entre les jambes des vivants pour se nourrir de leur merde.
Le « sale » a toujours été au Japon le contraire de ce qui est « beau », « pur » et « divin ».
Dans cet optique, imaginez donc le plaisir ressenti par un Japonais qui voit une femme à la peau blanche et pure comme de la neige ( et symbole de la beauté par excellence ) être souillée par un peu de pisse ou par un bon gros caca ...
Grâce à cette souillure immonde, la femme est totalement désacralisée et devient enfin accessible aux désirs primaires et bestiaux des humains . En gros, elle en devient encore plus excitante ...
Le fun nyo shumi contemporain
Comment se manifeste le fun nyo shumi au Japon aujourd'hui ?
Eh bien tout d'abord par l'incroyable diversité des productions pornographiques du genre.
Dans les magazines, on peut voir des demoiselles qui chient dans toutes les positions et qui subissent des lavements intensifs pour expulser le plus de matières fécales possibles. On se chie dessus, on se pisse dessus...on donne même des notes à ce que l'on vient d'expulser de son sphincter --'
Dans les films, ce sont les coprophiles et les urophiles qui s'en donnent à c½ur joie. Inutile de vous donner des détails là-dessus...Il faut le voir pour le croire .
Dans les grandes villes, comme Tokyo par exemple, il existe des clubs où les hommes peuvent payer pour se faire uriner dessus ou pour boire « à la source ». On organise même des soirées pour ceux qui veulent voir des femmes déféquer ( oui , on sait s'amuser au Pays du Soleil Levant XD ).
Heureusement, le fun nyo shumi s'exprime également à travers des productions plus artistiques. Des artistes contemporains comme Toshio Saeki ou Yoshifumi Hayashi sont les auteurs d'½uvres érotico-scato très célèbres qui font l'objet d'expositions dans les plus grands musées du monde entier.
Rappel : Ce phénomène particulier , même s'il est très développé au Japon par rapport aux autres pays du monde , reste bien évidemment le trip d'une minorité de personnes...Alors Roshy-Fashion, le FUN NYO SHUMI, Fashion or not ? =)